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05/06/2012

La photo du président

Passons en revue les photos officielles des présidents de la Vème République française.

Collier, baudrier, insignes, fond de bibliothèque indiquant la longue histoire de notre pays, regard perdu vers le lointain... De Gaulle, le fondateur, a logiquement donné le "la".

 

Charles de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, François Hollande, Elysée, Depardon, photographie, président de la République, drapeau français

La main droite posée sur un livre comme son prédécesseur, Georges Pompidou s'installe dans la continuité. Il veut transmettre un message de classicisme, rassurant pour les Français. Lui aussi regarde au loin, mais de l'autre côté.

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Pour Valéry Giscard d'Estaing, les trois couleurs se suffisent à elles-mêmes. Il apparaît en simple civil, mais au mouvement du drapeau, on devine qu'il est dehors, et non plus confiné dans son bureau. Son regard est celui de l'homme qui voulait "regarder la France au fond des yeux". Les mains? elles ont disparu.

 

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François Mitterrand rentre dans la bibliothèque, mais comme son prédécesseur, il garde le simple costume et son regard claque dans l'objectif. Le livre ouvert sur ses genoux indique sa confiance dans l'écrit, et suggère qu'il pourrait consulter les textes qui nous rassemblent.

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Jacques Chirac est dans le jardin. L'histoire de France est inscrite dans les vieilles pierres derrière lui. Il fait beau, les ombres sur la verte pelouse indiquent un climat tempéré, la brise soulève le drapeau, un sourire flotte sur le visage du président. Les mains derrière le dos, il joue la simplicité. Le costume tout simple est devenu la règle, accentuée par la chemise bleue, comme dans n'importe quelle vie de bureau.

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Pour Nicolas Sarkozy, l'essentiel du message est dans le drapeau, immense : aux couleurs françaises sont venues s'adjoindre les étoiles de l'Europe. Un vrai programme en soi, cette photo: notre identité nationale s'est élargie, nos frontières sont repoussées, notre appartenance est multiple. 

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Le président François Hollande se rapproche du style Chirac, avec lequel il s'entend bien. Un petit drapeau flotte au loin, les couleurs de la France et de l'Europe pendent à gauche. L'attitude est un peu raide, les bras sont ballants. Grand ciel, grande pelouse, quelques branches, et l'Elysée au fond.

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Voilà... Nos présidents passent, la République reste mais évolue. Solennelle toujours, et un peu guindée, il faut le reconnaître...

21/11/2011

L'oreille d'un sourd

Surdite_LettreCarlAmenda_1erJuillet1801.jpg« Oh, comme je serais heureux si mes oreilles étaient en bon état ! »

L’homme qui se plaint ainsi se confie à son ami Karl, dans la lettre que voici.

« Quand on parle doucement, poursuit-il, j’entends à peine. Oui, j’entends des sons, mais pas des mots. Et dès qu’on crie, cela m’est intolérable. »

Dur d’oreille, cet homme n’a pourtant que 31 ans. Nous sommes en 1801, et Ludwig van Beethoven se trouve aussi honteux et embarrassé que, deux siècles plus tard, les plus de 60 ans qui ont l’ouïe qui baisse et ne veulent pas que ça se sache. « Depuis presque deux ans, j’évite toute société, car je ne peux pas dire aux gens que je suis sourd », écrit-il la même année à un ami médecin.

Vous vous souvenez du président Chirac, « accusé » en 2003 de porter une aide auditive ?Chirac.jpg L’Elysée s’était ébroué, niant avec vigueur comme s’il s’était agi d’une infamie. Pourtant, c’est notre intérêt à tous que ceux qui ont des responsabilités entendent bien. Et l’oreille baisse inexorablement avec le temps, tout comme l’œil perd de sa faculté d’adaptation.

On ne peut pas à la fois redouter la solitude plus que tout et contribuer à la laisser gagner du terrain en faisant le coquet dès qu’il s’agit d’admettre qu’on entend moins bien. Et que, pire encore, dès qu’on s’amuse un peu, c’est à dire dès qu’il y a un peu de monde, on ne distingue qu’un brouhaha fatiguant qui nous conduit à renoncer à prendre partie à la conversation.

Les appareils d’aujourd’hui sont si miniaturisés, si techniques, que nous avons intérêt à nous y mettre quand nos doigts sont encore assez Tournesol.jpghabiles pour les manipuler. La coquetterie ne devrait pas entrer en ligne de compte. Chez les femmes moins encore que chez les hommes, car elles peuvent cacher d’une mèche de cheveux les prothèses qui sont vraiment discrètes. On n’en est plus au cornet acoustique du Pr Tournesol. Mais même chez les hommes : s’ils croient que ça fait jeune, de faire répéter, ou de rester en retrait parce qu’on n’entend pas bien !

J'ai assisté à la présentation d'une nouveauté qui m'a beaucoup intéressée. Un petit appareil spécifiquement dédié aux débuts de la presbyacousie est maintenant vendu en pharmacie, sans ordonnance. (Zéro publicité dans cette information. Juste... une information.) Il est cher en soi (presque 300 euros pour une oreille), mais le prix moyen d’une vraie prothèse étant de 1700 euros… Pour ce prix-là, il est aussi peu visible qu’un appareil d’audioprothésiste, et il est préréglé : position 1 pour aider un peu, position 2 pour aider davantage. Un peu comme ces lunettes-loupes qu’on s’achète en pharmacie ou chez l’opticien : presbytie 1… 2… ça dépanne drôlement.

Beethoven_ts.jpg« Quelle triste vie est maintenant la mienne ! » écrit Beethoven à son ami Karl, qui était violoniste. « Eviter tout ce qui m’est aimé, et à quoi je tiens… »

Nous ne sommes pas tous des musiciens de génie, et nous ne dirions peut-être pas tous, comme Beethoven « Sache que la plus noble partie de moi-même, mon ouïe, s’est beaucoup affaiblie. »

Mais tous nous avons besoin pour vivre heureux d’entendre le chant des oiseaux, la rumeur de la mer, le froissement du vent dans les branches, sans parler des musiques qui nous enchantent ou, plus que tout, la voix de nos amours et chacun des mots qu’ils ont à nous dire.

Je vous quitte... pour écouter... surprise!

 

 
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