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12/02/2013

Vatican: réforme de la retraite

Ppae.jpegAvec l'annonce du retrait de Benoit XVI (photo Reuters/Stefan Wermuth), le Vatican vient de révolutionner son système de retraite. Disons-le en souriant, comme une taquinerie mais sans impertinence!


Cette nouvelle change en profondeur l'exercice de la papauté. Car désormais, et sans doute pour les siècles qui viennent, les papes successifs vont vivre leur ministère bien différemment de leurs prédécesseurs.

A tout moment, un peu comme n'importe lequel d'entre nous, ils vont sentir peser sur eux le regard de leur entourage professionnel. On sait que ce regard a mille raisons de ne pas toujours être tendre. Et si les futurs papes veulent, même âgés, persévérer dans leur lourde charge, parce qu'ils y ont pris goût ou parce qu'ils ont un projet à mener à bien, pourront-ils résister aux pressions? Celles des cardinaux qui briguent leur succession, celles des évêques qu'ils ont contrariés, celles de la presse qui les critique, celles des fidèles s'ils ne sentent plus leur confiance... Ne risquent-ils de renoncer à leurs convictions, pour essayer de plaire, pour éviter de fâcher, pour rester dans le courant, pour rester populaires, en somme, à tout prix?

A moins que, pour clarifier les choses, il ne soit décidé d'un âge limite au-delà duquel la retraite est automatique. Par exemple 80 ans, comme c'est déjà le cas pour les cardinaux.


Riva.jpgMais de quoi cela nous priverait-il? Le jour où nous apprenions que Benoit XVI se retirait, à 85 ans, nous apprenions aussi que les Anglais désignaient Emmanuelle Riva, 85 ans, meilleure actrice de l'année pour son rôle dans Amour (photo AFP). Elle qui eut, avec Jean-Louis Trintignant, les honneurs du Festival de Cannes. Elle qui aura, peut-être, l'Oscar à Hollywood.

Alors, une fois de plus, on le voit, l'âge ne veut rien dire. Benoit XVI s'est senti épuisé, et il est sans doute le premier et le dernier pape des temps modernes qui a eu la liberté de choisir en toute connaissance de cause, après mûre réflexion et sans pression, le moment de dire au-revoir. Unique, Benoit!

 

02/02/2013

La bourde de la semaine

Taro Aso.jpegTaro Aso,  personne ne le connaissait (en France) jusque-là... Et on s'en passait très bien! Mais le moment est venu de vous présenter le ministre des Finances japonais, qui va sur ses 73 ans et n'a pas voulu, dans son immense sagesse, louper une excellente occasion de se taire.

J'ai choisi une photo sur laquelle il rit de bon coeur (photo Reuters) mais en vérité il ne s'agit pas d'une blague.

Lors d'une réunion tout ce qu'il y a de plus officielle consacrée à réformer la sécurité sociale, dont les problèmes de financements ne nous sont que trop familiers, le ministre a déclaré: "La question n'aura pas de solution tant qu'on ne leur aura pas dit de se dépêcher de mourir". A qui? Aux personnes âgées dépendantes! "Dieu nous préserve de vivre plus longtemps que nous ne voulons! a-t-il précisé. Et je me sentirais encore plus mal si je savais que tous ces traitements sont payés par l'Etat..."

Le gouvernement japonais actuel vient juste d'être nommé. Comme les personnes âgées sont très nombreuses, là-bas, il n'est pas sûr qu'une bourde de cette taille aide à le maintenir en place très longtemps. Même si Taro Aso a fait ce qu'il pouvait pour rétropédaler ensuite, affirmant qu'il s'était exprimé à titre personnel et reconnaissait qu'il était important "que l'on puisse être assuré d'une fin de vie paisible".

Précisons que ce ministre est un gaffeur multirécidiviste, et oublions-le.

Mais combien, en France, pensent exactement comme lui et n'osent pas l'avouer?

Ils oublient une évidence: la sécurité sociale a été créée pour soigner les personnes malades, qui en ont besoin, pas pour soigner les personnes bien portantes. Désolée pour cette lapalissade, mais parfois, ça fait du bien de revenir aux basiques!

Le plus souvent, nous allons très bien. Pendant des dizaines et des dizaines d'années, nous cotisons pour les autres. Quelquefois, au bout de tout cela, nous traversons une période rude, qui mène à notre fin. La solidarité dont nous avons fait preuve jusqu'alors devrait-elle nous être refusée?

En fait le problème au Japon, que le ministre des Finances refuse de voir parce que c'est son métier de ne penser qu'à l'argent, c'est que les vieilles personnes y sont de plus en plus abandonnées par leurs enfants. Tant que la solidarité familiale s'ajoute à la solidarité sociale, tout est possible. Mais le jour où l'enfant ne veut plus assumer ses parents, même partiellement, aucun système d'Etat ne peut tenir.

Nous avons la chance, en France, que les familles restent solides face à l'adversité. Toutes les études le confirment! Soyons-en fiers, et n'ayons pas peur de l'avenir.

 

Ozu.jpg






24/01/2013

Cassez, le retour

 

Pour le cas où ça vous aurait échappé, Florence Cassez est rentrée. Sept années de prison, c'est une longue peine quoi que l'on ait fait, et des vices de forme aussi énormes que ceux qui ont présidé à son arrestation au Mexique exigent que soit invalidée une procédure.

Néanmoins, un retour aurait suffi. Je veux dire: juste rentrer chez soi, retrouver son pays, prendre un nouveau départ.


florence cassezPour sa première nuit en France, Florence Cassez occupe une suite au Bristol, l'un des hôtels les plus chers au monde. Novotel ou Mercure n'auraient-ils été plus approprié? Et outre le fait que dormir dans un tel palace n'a aucun sens, qui paie la facture? L'Elysée (donc nous)? TF1, à qui la jeune-femme a réservé l'exclusivité de sa présence au 20 h? Ou c'est le Bristol qui régale, puisque la présence des caméras du monde entier offre une publicité gratuite à l'hôtel? 

Tant d'autres retours auraient mérité meilleur accueil. 

Celui des soldats captifs du Viet-Minh après Dien Bien Phu, par exemple, que personne n'attendait à leur descente d'avion, à Orly. Sur un site d'anciens prisonniers d'Indochine, j'ai trouvé quelques témoignages, des photos qui parlent d'elles-mêmes, et des réflexions comme celle-ci:

prisonnier.jpeg "Nous aurions pu espérer qu'à notre libération, les conditions inhumaines de notre captivité étant connues, des psychiatres ou des psychologues viendraient nous aider à reprendre pied dans notre milieu sans trop de dégâts. A la place, nous avons eu droit à des interrogatoires par la Sécurité Militaire, nous stressant encore davantage. Nous n'avions pourtant pas besoin de ce surplus de défiance manifeste."

Il y a vraiment quelque chose qui cloche. 

Si on pouvait remettre les choses et les gens à leur place, et choisir ses causes et ses héros avec un peu plus de sagacité...

 
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