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13/03/2013

Qui est ce bébé?

Luron.jpegJ'aime bien les devinettes. Je vous propose de deviner qui est ce beau petit garçon, qui sourit près de sa poussette.

Je n'ai pas besoin de vous donner sa date de naissance, on voit bien, à sa barbotteuse, qu'il est un enfant d'après la guerre!

Comme indices, je vous apprends que sa soeur s'appelait Simone et son frère Antoine.

Ca ne suffit pas?

Quand on lui demandait :

-Quel est votre rêve de bonheur?

Il répondait:

-Avoir la légion de bonheur.

Je laisse cette devinette en place une semaine... sauf bien sûr si quelqu'un trouve avant!

Bonne chance à tous...

 Vendredi 15 mars

Josette est vraiment trop forte, ou alors ma devinette était trop facile!

C'est bien Thierry Le Luron,

et la photo est tirée d'un livre

que sa très sympathique soeur vient de publier.

(La vie est si courte, après tout, Ed. JCLattès)

Bravo!

28/02/2013

Ehpad, pas prison!

Les prisons et d'une façon générale les endroits où on est détenu - comme pendant une garde à vue ou à l'hôpital psychiatrique si on y a été interné d'office - doivent être surveillés afin que les personnes qui font l'objet de cette rétention soient traitées correctement.

La France n'a malheureusement pas de bonnes habitudes en ce domaine, ses prisons sont vétustes et surpeuplées, et dans beaucoup de commissariats les geôles sont en piteux état.

C'est pourquoi a été créé en 2008 le poste de Contrôleur général des lieux de privation de liberté, en l'occurrence Jean-Marie Delarue, qui rend chaque année son rapport au président de la République.

Permettez-moi de signaler au passage que ces lieux étaient déjà, de droit, contrôlés par de multiples instances, mais apparemment sans efficacité puisqu'il a fallu en créer une de plus.

Dans son tout dernier rapport, le Contrôleur général suggère que les Ehpad soient également placés sous son contrôle. Selon lui, donc, ce sont des lieux de privation de liberté, comme une prison.

Cette proposition qui me fait bondir a pourtant été étudiée avec pondération par Michèle Delaunay, ministre en charge des personnes âgées. Ce qui ne l'empêche heureusement pas de conclure sur son blog qu'en gros c'est une mauvaise idée.

Quant à moi, je trouve qu'on mélange tout.

Oui, les précautions s'accumulent, particulièrement dans certains Ehpad, où on multiplie les sas, les digicodes, les bracelets et les puces électroniques censés donner l'alarme si un résident sort inopinément. Mais comment en serait-il autrement, puisque nous jugeons par ailleurs inacceptable que nos proches confiés à des Ehpad puissent en sortir au risque de s'égarer? 

Cet hiver, trois personnes âgées sont mortes de froid dans ces circonstances. Ces tragédies ont donné lieu à un concert de protestations unanime: comment pouvait-on sortir d'un Ehpad sans que le personnel s'en aperçoive sur le champ? Des familles ont d'ailleurs immédiatement annoncé leur intention de porter plainte.

On les comprend! Mais cela envoie un message très clair aux Ehpad: par tous les moyens, sous peine de poursuites, il leur faut garantir à 100% que le résident ne sortira pas inopinément. Allez vous étonner, après, que les précautions prises soient draconniennes. Au point que certains Ehpad peuvent ressembler à s'y méprendre à des lieux de privation de liberté.

Si nous voulons qu'une certaine liberté soit garantie à nos proches résidents d'Ehpad, même très désorientés, nous devons aussi reconnaître que cette liberté s'accompagnera d'un risque accru. Et nous devons choisir entre ce risque et la coercition. Ce n'est pas facile. Mais le Contrôleur général n'a rien à voir avec ça, car quand nous confions un proche à un Ehpad, c'est parce que là, dans un environnement professionnel pensé pour lui de A à Z, nous espérons qu'il sera quand même plus libre que chez lui où, hélas, plus rien n'est possible.

C'est tellement douloureux de voir ceux qu'on aime perdre le nord, qu'on aimerait bien que des gens qui font autorité, comme le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, sachent garder leur cap.

(Chacun pourra consulter le rapport en question à partir du 4 avril sur le site dédié.)

 

 

25/02/2013

César et les vieux qui meurent

Vendredi, lors de la cérémonie des Césars, qui célèbrent le cinéma français, une formule est revenue ici et là dans la bouche des présentateurs: "L'histoire des vieux qui meurent". Il s'agissait d'un raccourci à la fois provocateur (c'est le style de Canal Plus, qui organise et retransmet toujours l'événement) et affectueux (si l'on veut) pour le film Amour, qui a reçu la Palme d'or à Cannes en mai dernier.

Ce soir-là, l'histoire des vieux qui meurent a été couronnée à trois reprises. Meilleur acteur, Jean-Louis Trintignant.

Meilleure actrice, Emmanuelle Riva.

Et meilleur film. Rien que ça.

Je n'aime pas ces façons de parler, même soi-disant "affectueuses". Et je me fais un plaisir de noter que:

1/ Jean-Louis Trintignant, 82 ans, n'était pas présent ce soir-là parce qu'il était sur scène à Bruxelles, où il disait des textes de Jacques Prévert (sans prompteur, lui, contrairement aux présentateurs des Césars).

2/ Michaël Haneke, réalisateur d'Amour, n'était pas non plus présent ce soir-là parce qu'il était au Théatre Royal de Madrid pour la première d'un opéra de Mozart dont il était le metteur en scène (ce qui a un peu plus de gueule que de débiter des gags lamentables comme chaque année aux Césars)

3/Emmanuelle Riva, 86 ans, était bien présente mais prenait l'avion pour Hollywood le lendemain, où elle était nommée pour les Oscars, ce qui n'était le cas de personne d'autre ce soir-là dans la salle.

Amour est un film marquant. Une vraie oeuvre. Il est écrit, mis en scène et joué par des gens de grande expérience. Il est de ces films qui ne font pas mourir mais vivre le cinéma français. Sans eux, les Césars n'auraient pas grand chose à célébrer, et c'est dommage que les maîtres de cérémonie ne soient pas capables d'en dire du bien, tout simplement.

Emmanuelle Riva, elle, en recevant son César, eut les mots simples et touchants qu'on avait envie d'entendre. Jean-Louis Trintignant aussi, joint par téléphone, sut dire merci du fond du coeur.

On n'en demandait pas plus. Ce n'était pas bien compliqué de leur dire merci à eux aussi, ces artistes à la longue et belle carrière, sans vaine provocation et avec une vraie affection!


 
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