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06/08/2012

J'aime les JO 2012 Chapitre 1

Je sais, c'était il y a longtemps déjà, mais la cérémonie d'ouverture des JO de Londres m'a bouleversée.

Parce qu'elle mettait en avant des gens simples et courageux.

Comme les paysans:

sheep.jpg

 

Ou comme les mineurs:

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Ou comme les infirmières

du principal l'hôpital pour enfants de la ville:

Infirmières.png

Et justement, les JO, c'est la fête des humbles, des courageux. Les JO c'est la fête de l'abnégation.

Les ronchons veulent nous faire croire que c'est la fête de la triche, du dopage, du fric et des petits arrangements avec les règles.

Mais pas du tout!

C'est la fête de l'entraînement toute l'année dans des salles peu reluisantes, pendant que les amis du même âge s'amusent, sortent, voient du monde.

Entraînement indoor.jpg

C'est l'entraînement dehors, seul, par tous les temps, à répéter sans cesse les mêmes gestes. Pour atteindre la perfection. Ou tout au moins aller au top de ce dont on est capable.

entraînement oudoor.jpg

Les JO c'est la fête des jeunes qui donnent tout. Non pas pour être heureux, ce qui ne veut pas dire grand chose, mais pour aller au bout des talents avec lesquels ils sont nés.

Aux JO on se bat les uns contre les autres, en compétition, mais ce qu'on veut surtout c'est que tout le monde ait sa chance.

Regardez ce beau jeune homme de 28 ans, par exemple:

guor-marial.jpg

Il s'appelle Guor Marial.

Il n'a pas d'entraîneur.

Il n'a pas d'équipe.

Il n'a pas de sponsor.

Il n'a pas de drapeau.

Parce qu'il n'a pas de passeport.

Il a été enlevé à l'âge de 6 ans, dans le sud du Soudan. Il est devenu esclave. Il a fini par s'échapper, il n'a pas couru comme ça du Soudan jusqu'en Amérique où il s'est réfugié, mais presque. Symboliquement, en tout cas, c'est ça qu'il a fait.

Apatride (le Sud-Soudan est un pays trop récent pour être membre desSud-Soudan-(Nick-Hobgood-fl_1.jpg JO), il a quand même réussi à être sélectionné pour le Marathon, en s'entraînant tout seul là où il pouvait.

Des chances de médaille? Aucune.

Mais ses parents, qu'il n'a jamais revus, iront le regarder courir, si toutefois une caméra se braque sur lui.

Ils habitent un village sans eau, sans électricité, sans route. A 60 km de l'endroit où il iront, à pied, regarder l'épreuve.

Regardez-la vous aussi, pensez à Guor Marial, pendant les 42,195 km, le 12 août!

Les JO, c'est tous les Guor Marial du monde qui ont travaillé dur pendant quatre ans.

Ils viennent montrer ce qu'ils savent faire.

Voilà pourquoi je les aime.

Regardons ces cinq minutes de travail de Gabby Douglas.

Elle a 16 ans. Quand elle a eu 3 ans, sa grande soeur lui a appris à faire la roue.

A 4 ans, elle les enchaînait pour le plaisir, sur une main.

A 14 ans, le coeur lourd, elle a quitté sa famille chérie.

Elle s'est privée de ses tendres parents, pour se confier à un couple d'entraîneurs rudes.

Des blancs, originaires de Transsylvanie, loin de sa culture, qui n'avaient que résultats en tête.

Rien à redire: c'était leur mission, à Martha et Bela Karolyi.

Quant à leurs méthodes... on s'en doute un peu, non?

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Oui, les JO c'est la fête du sacrifice par esprit de perfection.

Dans l'idée que nous sommes tous uniques.

Tous capables du meilleur.

Du Sud Soudan jusqu'à la famille royale.



A demain, pour un nouveau chapitre de

J'aime les JO 2012 !


 


30/05/2012

Virginie, du deuil à la joie

Cette jeune femme s'appelle Virginie Razzano. Elle a 29 ans, et je vous laisse la regarder, explosant de joie hier. Elle venait de gagner contre Serena Williams, 5ème meilleure joueuse du monde, alors qu'elle-même est 111ème!

Virginie Razzano, Serena Williams, Roland-Garros, deuil, tennisMais ce sont des choses qui arrivent, au tennis, parfois le meilleur des joueurs se fait supplanter par quelqu'un dont il ne se méfiait sans doute pas assez...

En fait, ce qui est magnifique dans cette victoire, c'est qu'elle vient saluer pour Virginie la fin d'une année terrible, une année de deuil particulièrement cruel pour une si jeune femme. Son compagnon et entraîneur depuis dix ans, Stéphane, avec lequel elle est entrée dans la vie adulte et dans la vie de championne, celui qui fut lié à sa vie toute entière dès la sortie de l'enfance, est mort presque exactement un an plus tôt, d'une tumeur au cerveau.

Quelques jours après sa mort, l'an dernier, Virginie avait quand même voulu jouer au tournoi de Roland-Garros. En l'honneur de Stéphane, parce qu'il lui avait dit que c'était son voeu. Elle avait perdu. Mais après le match, elle avait répondu aux questions des journalistes, lors d'une conférence de presse inoubliable et bouleversante.

C'est le moment de la revoir, dans la vidéo ci-dessous. En hommage à son chagrin, en hommage à sa victoire, en hommage à ceux que nous aimons et que nous avons perdus, nous aussi. Merci pour ton sourire, Virginie, et merci pour tes larmes.




30/11/2011

Allô papa bobo

D'accord, Imanol Harinordoquy n'est pas un nourrisson (élu 3ème meilleur joueur du monde l'an dernier, 1,92 mètres, 108 kilos...) et il n'a pas besoin de son père pour le défendre.

D'accord, nous les parents nous devons apprendre à rester à notre place.

D'accord, le rugby n'est pas un sport pour les Bisounours et un gaillard comme Imanol peut supporter de se faire un peu chahuter par l'adversaire.

D'accord, il y a des arbitres sur le terrain, laissons-les faire leur boulot.

D'accord, d'accord, d'accord...

N'empêche.



 


Voir Lucien Harinordoquy, dit Lulu, dans son pardessus gris, débarquer sur le terrain et voler au secours de son garçon, s'en prendre une ou deux bonnes dans la figure et se faire jeter à terre, puis le voir remonter les gradins encadré par les stadiers, c'est formidable.

Ah! l'amour d'un père!Lucien.jpeg

Et l'amour d'un fils ce n'est pas mal non plus. Lisez plutôt la déclaration que vient de faire Imanol, et reconnaissez-le, elle vous fait battre le coeur, à vous aussi:


Imanol.jpeg« Suite à l’incident qui a émaillé le derby entre mon club, le Biarritz Olympique et l’Aviron Bayonnais mardi 29 novembre 2011 à Aguilera, je me trouve aujourd’hui dans la pire des situations, tiraillé entre ma famille et mon club. En tant que sportif de haut niveau, je regrette l’intrusion de mon père sur le terrain de jeu. En 15 ans de carrière, mon père m’a accompagné pendant bien des matchs et jamais, il ne s’est comporté en contradiction avec les valeurs du rugby. En tant que fils, sans vouloir rien excuser, je demande à chacun de faire preuve de retenue. En tant que Basque enfin, j’espère que cet incident regrettable ne sera pas instrumenté dans une rivalité malsaine entre nos clubs. »

 

Lucien, Imanol, on vous adore! Et vive le rugby!

 

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