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25/02/2013

César et les vieux qui meurent

Vendredi, lors de la cérémonie des Césars, qui célèbrent le cinéma français, une formule est revenue ici et là dans la bouche des présentateurs: "L'histoire des vieux qui meurent". Il s'agissait d'un raccourci à la fois provocateur (c'est le style de Canal Plus, qui organise et retransmet toujours l'événement) et affectueux (si l'on veut) pour le film Amour, qui a reçu la Palme d'or à Cannes en mai dernier.

Ce soir-là, l'histoire des vieux qui meurent a été couronnée à trois reprises. Meilleur acteur, Jean-Louis Trintignant.

Meilleure actrice, Emmanuelle Riva.

Et meilleur film. Rien que ça.

Je n'aime pas ces façons de parler, même soi-disant "affectueuses". Et je me fais un plaisir de noter que:

1/ Jean-Louis Trintignant, 82 ans, n'était pas présent ce soir-là parce qu'il était sur scène à Bruxelles, où il disait des textes de Jacques Prévert (sans prompteur, lui, contrairement aux présentateurs des Césars).

2/ Michaël Haneke, réalisateur d'Amour, n'était pas non plus présent ce soir-là parce qu'il était au Théatre Royal de Madrid pour la première d'un opéra de Mozart dont il était le metteur en scène (ce qui a un peu plus de gueule que de débiter des gags lamentables comme chaque année aux Césars)

3/Emmanuelle Riva, 86 ans, était bien présente mais prenait l'avion pour Hollywood le lendemain, où elle était nommée pour les Oscars, ce qui n'était le cas de personne d'autre ce soir-là dans la salle.

Amour est un film marquant. Une vraie oeuvre. Il est écrit, mis en scène et joué par des gens de grande expérience. Il est de ces films qui ne font pas mourir mais vivre le cinéma français. Sans eux, les Césars n'auraient pas grand chose à célébrer, et c'est dommage que les maîtres de cérémonie ne soient pas capables d'en dire du bien, tout simplement.

Emmanuelle Riva, elle, en recevant son César, eut les mots simples et touchants qu'on avait envie d'entendre. Jean-Louis Trintignant aussi, joint par téléphone, sut dire merci du fond du coeur.

On n'en demandait pas plus. Ce n'était pas bien compliqué de leur dire merci à eux aussi, ces artistes à la longue et belle carrière, sans vaine provocation et avec une vraie affection!


02/02/2013

La bourde de la semaine

Taro Aso.jpegTaro Aso,  personne ne le connaissait (en France) jusque-là... Et on s'en passait très bien! Mais le moment est venu de vous présenter le ministre des Finances japonais, qui va sur ses 73 ans et n'a pas voulu, dans son immense sagesse, louper une excellente occasion de se taire.

J'ai choisi une photo sur laquelle il rit de bon coeur (photo Reuters) mais en vérité il ne s'agit pas d'une blague.

Lors d'une réunion tout ce qu'il y a de plus officielle consacrée à réformer la sécurité sociale, dont les problèmes de financements ne nous sont que trop familiers, le ministre a déclaré: "La question n'aura pas de solution tant qu'on ne leur aura pas dit de se dépêcher de mourir". A qui? Aux personnes âgées dépendantes! "Dieu nous préserve de vivre plus longtemps que nous ne voulons! a-t-il précisé. Et je me sentirais encore plus mal si je savais que tous ces traitements sont payés par l'Etat..."

Le gouvernement japonais actuel vient juste d'être nommé. Comme les personnes âgées sont très nombreuses, là-bas, il n'est pas sûr qu'une bourde de cette taille aide à le maintenir en place très longtemps. Même si Taro Aso a fait ce qu'il pouvait pour rétropédaler ensuite, affirmant qu'il s'était exprimé à titre personnel et reconnaissait qu'il était important "que l'on puisse être assuré d'une fin de vie paisible".

Précisons que ce ministre est un gaffeur multirécidiviste, et oublions-le.

Mais combien, en France, pensent exactement comme lui et n'osent pas l'avouer?

Ils oublient une évidence: la sécurité sociale a été créée pour soigner les personnes malades, qui en ont besoin, pas pour soigner les personnes bien portantes. Désolée pour cette lapalissade, mais parfois, ça fait du bien de revenir aux basiques!

Le plus souvent, nous allons très bien. Pendant des dizaines et des dizaines d'années, nous cotisons pour les autres. Quelquefois, au bout de tout cela, nous traversons une période rude, qui mène à notre fin. La solidarité dont nous avons fait preuve jusqu'alors devrait-elle nous être refusée?

En fait le problème au Japon, que le ministre des Finances refuse de voir parce que c'est son métier de ne penser qu'à l'argent, c'est que les vieilles personnes y sont de plus en plus abandonnées par leurs enfants. Tant que la solidarité familiale s'ajoute à la solidarité sociale, tout est possible. Mais le jour où l'enfant ne veut plus assumer ses parents, même partiellement, aucun système d'Etat ne peut tenir.

Nous avons la chance, en France, que les familles restent solides face à l'adversité. Toutes les études le confirment! Soyons-en fiers, et n'ayons pas peur de l'avenir.

 

Ozu.jpg






17/12/2012

J'accueille un chat

chat.jpeg"Ma mère voudrait un chat, parce qu'elle a perdu le sien, mort à l'âge de 18 ans. Mais la santé de maman ne s'améliore pas, et si elle doit séjourner à l'hôpital ou en institution, je ne saurai pas quoi faire du chat. Le problème s'est déjà présenté plusieurs fois, à chaque fois il a fallu bricoler, ce n'est pas raisonnable de recommencer."

Il faut dire que c'est toujours les mêmes auxquels on demande de rendre service, et on n'ose plus, à force. Pourtant, l'amie qui me racontait cette anecdote le sait bien: sa maman a besoin de la compagnie d'un chat. Elle en a eu toute sa vie, elle ne sait pas et ne veut pas savoir ce que c'est, vivre sans un chat qui guette ses gestes, qui la suit de pièce en pièce, qui trouve le meilleur endroit près d'elle quand elle coud, quand elle lit, quand elle cuisine, quand elle dort... Et peut-être par dessus tout, elle n'imagine pas de vivre sans veiller sur son chat. 

Et si nous devenions famille d'accueil temporaire... pour chien, chat, oiseaux? Si mon amie savait qu'elle peut trouver, en cas de besoin, un foyer pour faire patienter le chat de sa maman, elle n'hésiterait pas. Une femme se lance dans ce projet associatif. C'est visiblement le début, mais ce genre de choses, qui répondent à un besoin réel et ne demandent pas des efforts extraordinaires, j'y crois. 

Je vous laisse découvrir son site, vous jugerez vous-mêmes si vous avez envie d'aider à développer le projet. 

Et pour le plaisir, ci-dessous, une petite séquence chat/chien comme on les aime... Chacun d'entre nous écrira librement la fin qu'il imagine à ce flirt très particulier...


 
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