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07/08/2012

J'aime les JO 2012 Chapitre 2

"On a gagnééé! On a gagnééé!" Ce cri a déjà retenti plusieurs fois dans nos gorges.

Sauf que "on" n'a rien gagné du tout. "On" était vautré sur le canapé avec une bière et des chips pendant Teddy Riner, Florent Manaudou, Tony Estanguet et les autres se démenaient et les gagnaient, eux, leurs médailles d'or!

Si nous crions de joie, nous qui sommes 65 millions de Français, imaginez ce que ressentent les Jamaïcains, qui ne sont que 2,5 millions!

Quand ils ont franchi la ligne d'arrivée, Usain Bolt et Yohan Blade ont-t-ils entendu les hurlements qui sont montés des fonds de l'Electric Brixton, une boite de nuit d'un quartier au sud-ouest de Londres?

electric brixton2.jpg

 

electric brixton.jpg

Brixton fut un quartier de Londres peuplé d'immigrés jamaïcains, un quartier pauvre, miné par la délinquance. Puis un quartier plus cool, où on tolérait même les festivals dédiés à la marijuana... vous voyez le genre. Aujourd'hui, c'est un quartier blanc, plutôt tranquille, où vivent les classes moyennes.

C'est là pourtant que sont revenus les Anglais de souche jamaïcaine, pour voir gagner leurs champions. Il faut dire qu'ils ont couru le 100 m le jour même où leur pays célébrait le 50ème anniversaire de son indépendance. Avant, la Jamaïque était colonie britannique... Vous imaginez le tintamarre!

La course à peine finie, le discjokey braillait dans le micro: "C'est qui qui a gagné la course?" et la foule hurlait de joie "Bolt! Bolt! Bolt! Bolt!" Alors le discjokey a envoyé une des plus célèbres chansons de Bob Marley: "One Love". A fond les ballons. Et ce fut du délire...


Les JO, c'est la fête des petits pays qui ont le droit d'être grands. Et quand le hasard veut que la petite colonie célèbre un demi-siècle d'indépendance en gagnant la plus grande épreuve d'athlétisme sur le sol de l'ancien colon, en la gagnant même doublement, avec un vainqueur et un vice-champion, le bonheur est immense, irrationnel. Il traverse les océans, il jaillit du fond des coeurs.

600px-Flag_of_Jamaica.svg.pngDu jaune, du vert, aujourd'hui tout le monde sait ce que c'est: la Jamaïque. Moi je n'ai jamais été fan de Bob Marley ni du reggae simpliste, répétitif. Mais Bolt et Blake, ils me donnent envie d'apprendre la géographie et de repérer entre toutes leur belle petite île, là-bas, dans la mer des Caraïbes. Faute d'apprendre à courir comme eux, dimanche dernier...



Maintenant, le tout, c'est que nos Jamaïcains chéris ne dévorent pas notre Christophe images.jpgLemaître adoré. D'accord, on est 65 millions, mais grandir à Culoz, ce n'est quand même pas naître dans l'endroit qui fera tout naturellement de vous l'homme le plus rapide sur 200m. Heureusement, en sport, Kingston et Culoz sont très proches. A moins d'une seconde l'un de l'autre. Et on rigole bien ensemble:

bolt lemaitre.jpg

Oui, les JO, c'est vraiment la fête des petits qui sont les rois du monde.


A demain,

pour un troisième chapitre de

J'aime les JO 2012




 

06/08/2012

J'aime les JO 2012 Chapitre 1

Je sais, c'était il y a longtemps déjà, mais la cérémonie d'ouverture des JO de Londres m'a bouleversée.

Parce qu'elle mettait en avant des gens simples et courageux.

Comme les paysans:

sheep.jpg

 

Ou comme les mineurs:

Mineur.jpg


Ou comme les infirmières

du principal l'hôpital pour enfants de la ville:

Infirmières.png

Et justement, les JO, c'est la fête des humbles, des courageux. Les JO c'est la fête de l'abnégation.

Les ronchons veulent nous faire croire que c'est la fête de la triche, du dopage, du fric et des petits arrangements avec les règles.

Mais pas du tout!

C'est la fête de l'entraînement toute l'année dans des salles peu reluisantes, pendant que les amis du même âge s'amusent, sortent, voient du monde.

Entraînement indoor.jpg

C'est l'entraînement dehors, seul, par tous les temps, à répéter sans cesse les mêmes gestes. Pour atteindre la perfection. Ou tout au moins aller au top de ce dont on est capable.

entraînement oudoor.jpg

Les JO c'est la fête des jeunes qui donnent tout. Non pas pour être heureux, ce qui ne veut pas dire grand chose, mais pour aller au bout des talents avec lesquels ils sont nés.

Aux JO on se bat les uns contre les autres, en compétition, mais ce qu'on veut surtout c'est que tout le monde ait sa chance.

Regardez ce beau jeune homme de 28 ans, par exemple:

guor-marial.jpg

Il s'appelle Guor Marial.

Il n'a pas d'entraîneur.

Il n'a pas d'équipe.

Il n'a pas de sponsor.

Il n'a pas de drapeau.

Parce qu'il n'a pas de passeport.

Il a été enlevé à l'âge de 6 ans, dans le sud du Soudan. Il est devenu esclave. Il a fini par s'échapper, il n'a pas couru comme ça du Soudan jusqu'en Amérique où il s'est réfugié, mais presque. Symboliquement, en tout cas, c'est ça qu'il a fait.

Apatride (le Sud-Soudan est un pays trop récent pour être membre desSud-Soudan-(Nick-Hobgood-fl_1.jpg JO), il a quand même réussi à être sélectionné pour le Marathon, en s'entraînant tout seul là où il pouvait.

Des chances de médaille? Aucune.

Mais ses parents, qu'il n'a jamais revus, iront le regarder courir, si toutefois une caméra se braque sur lui.

Ils habitent un village sans eau, sans électricité, sans route. A 60 km de l'endroit où il iront, à pied, regarder l'épreuve.

Regardez-la vous aussi, pensez à Guor Marial, pendant les 42,195 km, le 12 août!

Les JO, c'est tous les Guor Marial du monde qui ont travaillé dur pendant quatre ans.

Ils viennent montrer ce qu'ils savent faire.

Voilà pourquoi je les aime.

Regardons ces cinq minutes de travail de Gabby Douglas.

Elle a 16 ans. Quand elle a eu 3 ans, sa grande soeur lui a appris à faire la roue.

A 4 ans, elle les enchaînait pour le plaisir, sur une main.

A 14 ans, le coeur lourd, elle a quitté sa famille chérie.

Elle s'est privée de ses tendres parents, pour se confier à un couple d'entraîneurs rudes.

Des blancs, originaires de Transsylvanie, loin de sa culture, qui n'avaient que résultats en tête.

Rien à redire: c'était leur mission, à Martha et Bela Karolyi.

Quant à leurs méthodes... on s'en doute un peu, non?

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Oui, les JO c'est la fête du sacrifice par esprit de perfection.

Dans l'idée que nous sommes tous uniques.

Tous capables du meilleur.

Du Sud Soudan jusqu'à la famille royale.



A demain, pour un nouveau chapitre de

J'aime les JO 2012 !


 


06/07/2012

780 € pour un bon bac

Ce n'est pas parce qu'on est bon élève qu'on a beaucoup d'argent.

Pour encourager les plus brillants élèves de la ville, Montrouge a pris la décision que je vous laisse découvrir sur cette photo:

photo.JPG

Ca m'a semblé une très bonne idée.

Et vous, votre ville, que fait-elle pour encourager les bons élèves et soutenir leur famille?

 
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