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22/04/2013

Nous tous, vus par les manuels scolaires

Les éditeurs de manuels scolaires se sont réunis en séminaire, vendredi, pour réfléchir ensemble: comment refléter la société d'aujourd'hui, comment mieux lutter contre les discriminations?

Evidemment, la société n'est plus celle-ci:

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Ni celle-là:

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Même si on peut avoir la nostalgie d'un enseignement comme ça:

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Et que de vaines polémiques autour de ça:

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Mais pour finir, tous ces livres avaient en commun de présenter un modèle de société simple et cohérent, et tous ces livres avaient une ambition: nous enseigner la même chose à tous. Aujourd'hui, on dirait qu'il n'y a plus que des cas particuliers.

Il faut faire attention à la couleur des gens, à leur orientation sexuelle, à l'image de la femme, à l'égalité et même l'interchangeabilité (pardon pour ce mot affreux) du rôle des hommes et des femmes, à la façon dont on raconte les faits historiques, aux convictions, croyances et superstitions de tous, on dirait que nous ne sommes plus qu'une accumulation de particularismes et de susceptibilités à préserver.

Si on pouvait au moins se mettre d'accord sur le fait que tout ça, c'est du luxe, car la vérité c'est que trop d'enfants quittent le primaire sans savoir vraiment bien lire, ni bien écrire, ni bien compter, ni d'ailleurs tant que j'y suis, ni bien se tenir, ni bien parler, ni bien distinguer entre ce qui se fait et ce qui ne se fait pas, entre ce qui va leur attirer des ennuis et ce qui va les garder en sécurité, ce qui obère leur avenir et ce qui préserve leurs chances, bref, si on pouvait revenir à l'égalité des chances dès la maternelle et renforcer cette égalité classe après classe dans le primaire, on aurait peut-être, au collège et au lycée, le loisir de fignoler les représentations des uns et des autres et prendre garde à respecter tout le monde. Mais de fait, au collège particulièrement, les enseignants sont surtout confrontés à ce qui relève typiquement du primaire.

Deux remarques pour finir:

1 - La France est le seul pays au monde qui laisse entière liberté aux éditeurs de livres scolaires pour interpréter comme ils l'entendent le programme imposé par l'Education nationale. C'est un signe de confiance précieux, dont nous pouvons être fiers!

2 - J'ai découvert, grâce à ce séminaire d'éditeurs de livres scolaires, que nous avions au gouvernement une "ministre déléguée à la réussite éducative". Et notre ministre de l'éducation nationale, il fait quoi, alors? J'imagine que là aussi, nous sommes les seuls au monde. 

 

 

16/04/2013

Boston: sur quelles images nos petits-enfants vont-ils tomber?

C'est les vacances scolaires dans plusieurs académies. Nos petits-enfants sont chez nous? A nous, alors, d'être attentifs à la façon dont ils vont percevoir l'attentat de Boston.

Les enfants, loin de chez eux, et même avec des grands-parents tendrement aimés, sont toujours plus anxieux.

20130416-BOSTON-slide-7QMV-articleInline.jpgS'ils ont malencontreusement vu les actualités, à nous de trouver les mots tout simples pour leur expliquer brièvement ce qui s'est passé (photo Winslow Townson/Associated Press).

A nous de leur dire que nos pensées vont vers les victimes et leurs proches, et surtout que ces personnes sont bien pris en charge par des personnes compétentes.

A nous de les rassurer: oui, eux-mêmes sont en parfaite sécurité, oui, leurs parents et leurs frères et soeurs sont en sécurité aussi.

Car sur quelles images vont-ils tomber, à la télévision ou pire, sur Internet?

Nous voudrions leur tisser un petit cocon de bonheur ouaté, quand ils sont chez nous.

Mais l'actualité est là. La planète est si petite, de nos jours. Boston, c'est la porte à côté! et avec tous les proches venus soutenir et filmer leur héros du jour, les images vont déferler sur la Toile. 

Nous, les grands-parents, ne nous laissons pas embarquer par l'actualité. C'est la chance de nos petits-enfants: ils n'en entendront pas parler pendant le repas, et près de nous ils retrouveront vite le rythme rassurant sur lequel ils savent qu'ils peuvent compter.

Bonnes vacances, les grands-parents! Le printemps est enfin là!


 

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07/04/2013

Premier sourire après le choc Cahuzac...

Je vous le dis d'emblée, comme ça ce sera fait: si je me tais depuis deux semaines, c'est que le scandale Cahuzac m'a coupé le sifflet. 

Pourtant, on n'est pas nés d'hier, on le sait qu'il faut se méfier des donneurs de leçons. Le premier qui crie "à mort l'assassin", c'est souvent lui, le coupable! Et notre ministre du budget déclarait encore, le 12 novembre dernier au quotidien Libération«Pas question que certains puissent continuer à se soustraire à cet effort de solidarité nationale par la fraude ou des manoeuvres abusives». 

Il n'y a que le silence, sans doute, pour dire le mépris et la tristesse que ça inspire.

Mais hier, en sortant du cinéma le sourire aux lèvres, j'ai eu envie de vous raconter Quartet, le film que j'avais vu. Je vous laisse d'abord découvrir la bande-annonce.

 

 

 

Tout est charmant dans ce film, cousu de fil blanc. Et tout est si vrai. La force des émotions amoureuses, par exemple, même quand on a 80 ans. Et la joie qui fait oublier l'âge, la douceur de la solidarité, le bonheur qui rôde dans un grand jardin ou qui vous enflamme les joues quand un tonnerre d'applaudissements vous est destiné...

Bref, c'est donc l'histoire d'une maison de retraite dans la campagne anglaise, qui accueille des musiciens professionnels.

Le metteur en scène, Dustin Hoffman, 75 ans, a eu la bonne idée de ne prendre que de vrais musiciens, et de premier plan, pour jouer tous les rôles autres que ceux des quatre héros. Grâce à cela, l'atmosphère est vraie d'un bout à l'autre. 

Et je me suis demandée, après avoir vu ce film si entraînant, si ce serait une bonne idée d'avoir des maisons de retraite pour chaque profession. 

Peut-être que tout le monde n'aimerait pas ça, mais l'avantage, ce n'est pas seulement qu'on peut parler ensemble de choses qu'on connaît très bien, dont on est même expert, et qui ont été notre fierté. 

L'avantage, c'est aussi que ça donne une sorte de continuité à notre vie.

Quand ma belle-mère est arrivée dans sa maison de retraite, elle ne savait rien du passé des autres, qui eux-mêmes ne savaient rien de son passé à elle. Ils ne se situaient pas du tout, les uns et les autres, et ne se parlaient que de leur famille, ou de leur ville d'origine.

Quand ils organisaient des jeux ou des activités, ça pouvait intéresser un peu tout le monde, comme le scrabble, des concours de dictées, des films à la télé, des spectacles de clowns, mais ça n'intéressait pas particulièrement qui que ce soit.

Si on était par métier, on pourrait réaliser des choses ensemble, exactement comme, dans Quartet, les musiciens âgés s'excitent au fur et à mesure que leur soirée de gala approche, et qu'ils vont devoir donner une représentation. D'autant plus que la recette contribue à financer leur maison de retraite!

Il y a certainement des maisons de retraite pour les enseignants, ou pour les militaires, par exemple. Je ne sais pas si ça leur plaît. Imaginons des maisons pour les professions médicales, pour les juristes, pour les métiers du bâtiment, pour les artisans... Peut-être que moi, une maison de retraite pour les journalistes, ça me plairait. On ferait un journal, on monterait une radio, une web-TV, un site Internet... Et, comme dans Quartet, où on voit les musiciens de 80 ans expliquer la musique classique à des adolescents, nous aussi nous pourrions ouvrir la porte de notre maison à des jeunes, et parler métier.

Si vous avez de l'expérience dans ce domaine, ça me ferait plaisir que vous écriviez un commentaire, pour la partager avec nous tous!



 
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