16/08/2012
Vieux rockeur, je t'aime!
Comme L'Express de cette semaine, beaucoup de journaux s'étonnent de voir des rockeurs de 70 ans monter sur scène. Comme si cette énergie de leur jeunesse aurait dû leur passer.
Bien sûr qu'ils ont vieilli, mais nous les aimons aussi pour ça.
Quand nous allons à leurs concerts, ou simplement quand nous les voyons apparaître à la télé comme lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques, ce n'est plus pour hurler, sauter, danser comme quand nous avions 18 ans. C'est pour sentir l'émotion de ce grand voyage accompli par les rockeurs et par nous, et être fiers d'être arrivé là en continuant d'aimer la vie.
Nick Mason, batteur des Pink Floyd

Brian May, guitariste de Queen

Ray Davies, chanteur de The Kinks

Pete Townshend, à droite, guitariste des Who

Paul McCartney, chanteur des Beatles

Ceux qui s'étonnent, s'amusent, ironisent, ont la mémoire courte. Ils oublient que l'espérance de vie d'un rockeur est bien plus brève que la moyenne.
Brian Jones, Jimi Hendrix, Jim Morrison, Otis Reding, Janis Joplin, Kurt Cobain, Eddie Cochran, Bobby Darin, Cass Elliot (The Mamas and the Papas), Helno (Les Négresses Vertes), Ricky Nelson, John Lennon, Freddie Mercury, Michael Jackson, Amy Winehouse... la liste est incroyable, douloureuse.
Quand on lit, sur cette liste, la colonne de droite, qui donne les raisons de la mort prématurée, on se dit: "Quelle tristesse qu'ils aient brûlé leurs cartouches si vite! Que ne sont-ils restés parmi nous pour fêter eux aussi leurs 50, 60, 70 ans sur scène!"
La vidéo ci-dessous est un peu longue, presque 10 minutes, mais les Pink Floyd, c'est ça: on prend son temps. Là, dans la plus prestigieuse salle de Londres, ils chantent ce qui fut leur dernier succès, dans leur dernier album, bien des années plus tôt. Cette chanson magnifique et poignante raconte exactement ce dont nous parlons : comment nous avions de grands espoirs, jeunes, et comment à notre façon, nous les avons toujours. Voici une traduction rapide, avant d'écouter:
Par delà l'endroit où nous vivions quand nous étions jeunes,
Dans un monde de magnétisme et de miracles,
Nos pensées s'égaraient sans cesse, sans limites.
La cloche avait déjà commencé à sonner le verdict
Sur notre chemin, tout au long de la route
Vivent-ils toujours au même endroit?
Il y avait une bande dépenaillée qui nous suivait
Tentant d'échapper au temps qui nous priverait de nos rêves
Laissant une myriade de petites choses nous ligoter
A une vie consumée à petit feu
L'herbe était plus verte
La lumière plus crue
Entourés d'amis
Les nuits de merveilles
Regardant au-delà des ponts rougeoyant derrière nous
Pour entrevoir comme c'était vert, de l'autre côté
Le chemin accompli que l'on parcourt à l'envers en dormant
Hissé par la puissance d'une vague intérieure
Plus haut, drapeau au vent,
Nous atteignions des hauteurs vertigineuses
dans ce monde imaginaire
Encore habités par le désir et l'ambition
Toujours affamés
Nous continuons de balayer l'horizon du regard
Même si cette route, nous l'avons maintes fois parcourue
L'herbe était plus verte
La lumière plus crue
Les saveurs plus douces
Les nuits magiques
Avec des amis
Le crépuscule scintillait
L'eau s'écoulait au long des fleuves sans fin
A jamais, à jamais...
15:03 Publié dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : l'express, nick mason, brian may, queen, pink floyd, pete townsend, david gilmour, ray davies, the kinks





Commentaires (2)
Merci de nous le faire partager.
Javier Rodriguez, le 16/08/2012
C'est la première fois que je passe sur ce blog, et je suis d'ors et déjà une de tes lectrices !!
Aurais-tu d'autres trucs à conseiller sur ce sujet ?
Encore bravo !!
Acheter maison dans le neuf, le 08/01/2013
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