03/03/2012
Etre ou avoir... une grand-mère
Cette femme, assise à droite, est la grand-mère de la jeune fille assoupie sur la banquette du train.
Par la fenêtre, on ne voit que du blanc. Pas étonnant, le train roule vers l'Ukraine. En plein hiver.
L'Ukraine est le pays natal de la vieille dame, elle y retourne pour la première fois depuis sa jeunesse, depuis la guerre. Sa petite-fille, qui est allemande, l'accompagne.
Si vous êtes jeune, vous avez peut-être une grand-mère comme ça, que vous aimez, que vous rêvez d'accompagner sur les traces de son enfance. Est-ce elle qui veillerait sur vous, pendant ce beau voyage, ou vous qui veilleriez sur elle? Les deux, sûrement.
Dimanche 4 mars, c'est la Fête des grands-mères. Le plus joli cadeau qu'on puisse faire à sa grand-mère, c'est le DVD du film "La femme aux cinq éléphants".
Il raconte l'histoire vraie de la grand-mère de la photo. Comment elle cuisine, comment elle repasse, comment elle accueille sa grande famille, comment elle soigne son fils lorsqu'il est victime d'un accident du travail, mais aussi comment elle travaille elle-même.
Et je vais vous dire comment elle travaille, à l'âge qu'elle a: comme si elle avait la vie devant elle. Avec soin, sans se presser.
J'ai aimé ce film, que j'ai vu il y a quelques mois, je ne cesse d'y penser depuis. J'espère que vous l'aimerez aussi, et aux grands-mères qui me lisent, j'adresse un affectueux et fraternel salut.
17:09 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : la femme aux cinq éléphants, vadim jendryko, ukraine, dostoievski, fête des grands-mères





Commentaires (10)
Regarder vivre cette femme est une leçon de courage et donne à comprendre que la vieillesse peut être autre chose que la déchéance. J'attendais avec impatiente que le DVD soit disponible. Offrez-le autour de vous, et pas seulement aux grands-mères : c'est une leçon de vie et d'espoir pour toutes . Cordialement. Lydia
Lydia Braun, le 05/03/2012
Je la revois avec son sac, son foulard sur la tête comme les femmes polonaises les portaient... elle m'a beaucoup appris, quelle joie pour celles qui ont encore leur grand-mère, amicalement.
jeanne, le 08/03/2012
Je n'ai jamais connu mes grands-mères et je le regrette beaucoup.
A présent j'ai des petits-enfants et même des arrières petits-enfants, je me dis ils ont la chance de pouvoir me connaître mais ils n'en profitent pas. J'espère qu'ils ne le regretteront pas plus tard.
Une Mamie souvent mélancolique.
joelle, le 09/03/2012
Merci Chère Geneviève de nous faire partager vos coups de cœur; cette photo m'émeut beaucoup... J'ai vécu avec ma grand-mère et elle me manque aujourd'hui, malgré mes 70 ans... nous étions quatre femmes à la maison, mère, grand-mère, sœur; les lendemains des "grandes guerres" ont été difficiles et la famille se soudait devant les difficultés.
A mon tour je suis grand-mère, mais comme Joëlle, je suis triste... ayant si peu souvent l'occasion de remplir ma place de grand-mère,dans la famille... dans leurs yeux je suis une "vieille" ...
Sûr je vais acheter ce DVD, cela me réconfortera de voir que ce lien existe toujours,et que certaines familles savent conserver cet amour envers leurs anciens; quand je vois une toute jeune fille donner le bras à sa grand-mère, j'en suis émue aux larmes..., Amicalement Cécile
GEOFFROY, le 12/03/2012
Ce film, je vais le regarder, il me rappelle le livre : Le testament français d'Andreî Maîkine.
Amicalement
Christiane06
christiane06, le 13/03/2012
Oui, j'ai eu la chance d'avoir eu une grand-mère vive, intéressée par tout dans la vie et... intéressante! Et proche de nous, ses petits-enfants. Une vraie!
Chantal C.
CAPELLE, le 13/03/2012
Else(Brigitte Papleux), le 13/03/2012
René, le 16/04/2012
Grâce à elle pendant la guerre, la famille a survécu. Levée dès potron-minet pour veiller au bien de tous. Le jardin que, maintenant, nous appelons d'agrément était par ses soins un potager grâce auquel nous mangions à notre faim. Le pain était noir, certes, mais les fromages blancs qu'elle nous proposait au dessert étaient si délicieux. La soupe mijotait sur le coin du poêle. La travailleuse débordait de fils de toutes couleurs. L'horloge sonnait le temps de la guerre.
Une de ses filles venait de mourir de tuberculose, soignée avec dévouement et amour - c'était paraît-il se préférée. mais jamais je l'ai entendue se plaindre.
Le dimanche nous allions à la chapelle du village. Quelques bancs de bois dans une nef glaciale. Les galoches trempées par la marche dans la neige.
Durant quelques mois elle cacha deux messieurs dont il ne fallait parler à personne. Une courageuse anonyme de plus, discrète sur cet épisode.
Elle avait divorcé à une époque où ce n'était guère la mode et où la démarche n'était généralement engagée que par des hommes. Elle éleva seule ses deux filles. Passant de mercerie à pension pour étudiants et à restaurant, elle su les élever dans le respect du travail bien fait.
Voilà la grand-mère à qui je n'ai su montrer ni mon admiration ni mon amour.
Elle occupe une grande partie du récit de vie que je viens de commettre et qu'aucun éditeur n'a encore apprécié.
Jour après jour, ma grand-mère je l'aime.
Cécile Barral
Dubois Barral, le 24/04/2012
Dubois Barral, le 24/04/2012
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