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04/12/2011

Michel Neyret, l'honneur d'un commissaire

 

 

 

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Michel Neyret (au milieu sur cette photo) n’était pas connu du grand public avant son arrestation. La preuve: les images de lui sont si rares que les journaux, depuis sa garde à vue du 29 septembre, publient quasiment toujours la même.

Sur celle-ci, qui date de ce printemps, il est auprès d'une magnifique BMW saisie à des traficants.

Depuis longtemps fort apprécié des policiers mais aussi des magistrats, des avocats, et respecté même de ces avocats dont les clients furent arrêtés par Neyret et ses hommes, il n’était nullement un people.

Si on nous demande ce qu’il y a de commun entre Khaled Kelkal et Toni Musulin, entre l’ETA et des faux monnayeurs capables de déstabiliser l’économie d’un pays, entre des «go fast » remplis de cocaïne et les évadés de la prison de Luynes, nous ne serions pas nombreux à connaître la réponse: Michel Neyret. Lui et ses équipes nous ont protégés de ces gens-là. Des gens fort dangereux, fort nuisibles.

Depuis sa détention provisoire, nous avons à nous interroger sur de simples questions de vocabulaire. Car de même qu’on publie toujours la même (ou les deux ou trois mêmes) photos de Michel Neyret, on bégaie aussi côté vocabulaire. On entend deux clichés, pas trois:

Premier cliché: «Grand flic à l’ancienne ».

Second cliché: «Une police irréprochable ».

Arrêtons-nous au premier de ces clichés.

Si «grand flic à l’ancienne » veut dire fonctionnaire peu regardant, qui navigue à vue entre magouillage et coups fourrés tout en prenant des airs de Jean Gabin, on est plutôt dans le pittoresque que dans l’admirable.

Si «grand flic à l’ancienne » veut dire fonctionnaire généreux, connaisseur des réseaux, conscient qu’il n’enquête pas dans un couvent de carmélites et prêt à prendre le risque de s’approcher du brasier pour identifier le foyer principal, on aimerait bien que «à l’ancienne » n’appartienne jamais au passé.

Et maintenant, le second cliché.

Si «une police irréprochable » veut dire des fonctionnaires clairs dans leur tête, fiers de leur mission, stoïques devant ses multiples frustrations, capables d’engagement et solidaires des victimes, j’achète tout de suite.

Mais si «une police irréprochable » veut dire des fonctionnaires obsédés par la procédure, conscients qu’une affaire non élucidée leur vaudra beaucoup moins d’ennuis qu’une erreur de jugement ou un excès de zèle, là, on est mal partis.

C’est pour tout cela que la personnalité du commissaire Neyret nous passionne. A travers cet homme, auquel nous devons beaucoup et qui devra s’expliquer complètement et loyalement, c’est toute une réflexion qui s’engage en profondeur. Espérons que, pour ceux qui garantissent notre sécurité, la conclusion ne sera jamais : «N’en faisons pas trop, il n’y a que des coups à prendre ».

 

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Commentaires

Je ne condamne pas ce commissaire car je ne connais pas les tenants et aboutissants de l'enquête qui l'ont conduit où il se trouve actuellement. S'il a franchi la ligne blanche punissons le, sinon qu'il s'explique sur ce que l'on pourrait lui reprocher. Il est exact que pour avoir des résultats dans ce genre d'enquêtes, la tentation doit être grande d'agir à la limite de la légalité. On ne peut guère penser avoir de résultats probants en allant cueillir des renseignements au fond d'un bénitier.... Il faut parfois employer des méthodes de voyous... Henri./.

Écrit par : Boisier | 05/12/2011

Je ne connaissais pas du tout Michel Neyret " Grand flic à l'ancienne" ce qui peut s'expliquer par la difficulté à cotoyer les milieux de la pègre et de la drogue Je suppose que les méthodes à utiliser ne doivent toujours frôler la légalité mais si le résultat aboutit au démantelement de réseaux mafieux , seul le résultat doit compter si bien sûr la probité de cet homme n'est pas sujette à caution .Il est vrai que les policiers irréprochables ont poue devoir de nous protèger et de mener à terme une enquête avec les risques que comportent ce métier qu'ils ont choisi Donc , protéger et ne jamais laisser courir doit être leur devise sinon, effectivement , nous sommes "mal "

Écrit par : nette | 05/12/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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