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12/08/2011

Finances, violons et casseroles

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Si vous aviez quelque chose d'important à confier à quelqu'un, les économies de toute une vie, par exemple, vous vous adresseriez à l'un de ces jeunes gens?

Pas sûr. C'est pourtant ce que bien des bonnes âmes ne manquent pas de nous conseiller, et ça ne date pas d’hier. Ca ressemble un peu à ça: confianssse…



 

Il y a trente ans déjà, le Commissariat général du Plan s’époumonait : au son des violons, certains grands financiers et autres assureurs s’accordaient pour jouer avec virtuosité la séduisante symphonie des Fonds de pension. Le leitmotiv était tout simple : « Le seuil atteint par les prélèvements obligatoires est insupportable ».

Je reconnais que, dit comme ça, on ne peut qu’être d’accord. Regardez votre fiche de paye de 1980, si vous en avez gardé une dans un coin (ou encadrée dans votre salon !) et comparez-la à une plus récente. Elle était trois fois plus courte. Toutes ces petites lignes qui se sont rajoutées, ce sont des « prélèvements obligatoires ». Brrr…

Sauf que « prélèvements obligatoires », ça se dit aussi « solidarité ». En clair, cette petite ligne-la, sur la fiche de paye, c’est le riche qui soutient le pauvre ; celle-là c’est le travailleur qui soutient le chômeur ; et celle-là c’est le bien-portant qui soutient le malade ; et encore cette autre, là, c’est le jeune qui soutient le vieux, l’adulte qui soutient le bébé…

En revanche, pour parler en bon français, Fonds de pension, ça veut dire jouer sa retraite en Bourse ! Présenté sous cette forme, ça tente quelqu’un ?

Pour autant, les Paganini de l’époque ne se sont pas découragés et ils ont même fait des petits. Près de vingt ans plus tard, en 1998, un brillant conseiller du Premier ministre (polytechnique et tout et tout) jouait à son tour les Yehudi Menuhin de la retraite par capitalisation et rendait un rapport savant pour entonner le même couplet : stop à la solidarité, vive la finance.

Je n’en parlerais pas si l’homme n’avait été un cadre important de Goldman Sachs. Ca vous dit quelque chose ? Une banque qu’il a fallu renflouer par milliards, après la crise des subprimes, celle qui a jeté à la rue des millions d’Américains qui n’avaient rien fait de mal. Est-ce qu’un peu de bon sens de vaut pas tous les diplômes du monde ?

Vous connaissez ce ruban. Certains jours, on aimerait se faire plaisir et le dérouler autour de certains établissements financiers.

 

 

Crime Scene tape.jpg

 

En France, donc, on n’est pas aussi rigolos qu’à Wall Street, mais on a tenu bon. Le meilleur des placements, c’est resté de se serrer les coudes.

Mais quand on a plus de dix ou quinze ans, on se souvient de beaucoup de choses. L’Argentine, par exemple, il y a juste dix ans, quand un beau jour –si l’on peut dire- de décembre, en plein été pour eux, les banques ont tout simplement baissé leur rideau. Entre la dette et la fuite des capitaux, les Argentins n’avaient plus rien. Les financiers leur avaient tout volé. Et rien veut dire rien : les salaires n’étaient plus versés, les retraites non plus.

Après les pillages et les larmes, les Argentins sont venus pendant des semaines, soir après soir, taper sur des casseroles Place de Mai, là où quelques années plus tôt les femmes venaient réclamer des nouvelles des disparus de la dictature.

J’aime cette image, elle montre des gens unis et combatifs.

 

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Aujourd’hui, l’Argentine s’est relevée. Elle est en plein essor. Qui se souvient que pour une large part, elle doit cette guérison à son système de solidarité, qui malgré la catastrophe financière a permis de donner un peu à ceux qui n’avaient rien ?

Depuis, le pays a encore renforcé ce système, qui le rend plus résistant que d’autres qui le considèrent comme peuplé de naïfs gauchos ou, au mieux, de bons danseurs de tango, mais sont, eux, tombés plus bas que terre lors de la crise de 2008.

Pareil pour la France. Souvenez-vous du mépris avec lequel un conseiller du président Bush parlait de la France et de l’Allemagne comme de la « vieille Europe ». Eh bien, cette vieille Europe, qui comme l’Argentine a la solidarité pour arme principale, fait mieux face aux crises économiques que toutes les nations qui se prosternent devant les Stradivarius de la corbeille.

Je vais vous confier une petite exclusivité. Elle va vous faire plaisir. Le mois dernier, nous avons publié un questionnaire, dans Notre Temps. Nous demandions à nos lecteurs de cocher, parmi vingt-quatre options, les cases correspondant à leur priorité, pour l’avenir du pays.

Ils ont été plus de mille à prendre la peine de répondre, avec enveloppe, timbre et rien à gagner. Vous savez quelles sont, et de loin, les deux priorités qui viennent en tête ? L’emploi des jeunes et la préservation de notre système de solidarité.

C’est une sacrée bonne nouvelle. Grâce à cela, les rideaux de nos banques ne sont pas près de baisser. Parce que nous sommes restés des paysans, au fond de nous, avec les pieds sur terre.

Et nous, la vieille Europe, nous, les paysans, même quand on nous joue du violon, nous savons reconnaître le son du pipeau.


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Commentaires

Hélas les violons continuent et peu à peu en endorment pas mal ... pour certains le réveil sera terrible, même s'il sera douloureux pour tous ceux qui ne font que vivre de leur travail.

Écrit par : Biche | 16/08/2011

article très pertinent,

j'ai mes toutes premières fiches de paye des années 60...........

à l'époque on donnait nos premiers salaires aux parents
la société n'assistait pas comme maintenant, autre et vaste sujet...........

Mone de Normandie

Écrit par : simone | 16/08/2011

Votre article mono historique et aussi sous le trait d'une pointe de bonne humeur fait
le tour d'horizon du passé, du présent et du bon sens dans le temps d'événements
qui sont au sommet des vagues d'inquiétudes, certes les réponses de vos lecteurs
se rappellent des fiches de paies des années 60 et avant, et aussi de l'évolution du
chemin pris par les polytechniciens et énarques dans l'évolution d'un système devenu
insupportable, la vielle europe se révolte avec son sens de rester les deux pieds sur
terre ce qui fait le bonheur dans le pré et dans les banques et caisses d'épargnes.

La vieille europe décriée par l'ex président Bush qui a été une machine à imprimer des
dollars supportant guerres et émissions de plus values latentes n'a pas pris en travers
le bon sens de nos populations et votre sondage de lecteurs est vrai, l'emploi des
jeunes et la solidarité nationale malgré toutes les lignes qui ont triplées les fiches
de paies et les décomptes d'impôts, nous sommes restés les pieds sur terre en
conservant le bon sens paysan du temps et de la prévision, les banques restent
aussi avec des réserves qui permettent de couvrir les périodes d'intempéries et de
grêle par mauvais temps au fil du temps. Les bruits de faillites sont effacés par les
racheteurs de l'établissement défaillant par fusion et changement de nom.

Aujourd'hui c'est la gouvernance pour l'euro et le soutien à l'économie européenne
pour l'avenir de nos générations de solidarités, non pas une europe de mutualisation
des dettes mais une europe solidaire et organisé vers son développement, et comme
cela est souhaitable, chaque pays doit rester responsable de ses propres engagements
d'ailleurs, il est temps d'ouvrir quelques particularités de gestion de certains pays qui
ont pris une curieuse façon de gérer leurs crises, aider n'est pas soutenir les défaillants
mais les contraintres à mieux gérer leurs déficits et aussi un juste retour à l'impôt,
la grèce et l'italie inquiètent mais aussi nos amis espagnols et britanniques.

Soyez solidaires et humains mais levons aussi le voile de certains abus de situation
pour un meilleur retour à fortune égarée, à commencer par les régimes dits spéciaux
de nos retraites, ancien de la banque et de la finance, je m'étonne toujours des
avantages des anciens de la banque de france, âge de départ à la retraite et pension
mieux assurée et mieux indéxée, selon existent dans la ratp, l'edf et les anciens gdz
mais aussi dans la fonction dite publique, un non sens dans le nom et l'expression de
la non solidarité par la grâce de mesures prises du temps de la gestion de Martine
Aubry protectrice des régimes spéciaux.

Certes, je constate que lorsque l'on vieillit notre consommation se réduit par la force
des choses, mais comme l'attente a été longue, les premières années comptent doublent
lors d'un départ à la retraite, et nous voyons les générations qui nous précèdent partir
avec une grande amertume de ne pas pouvoir s'excuser sur leur départ en offrant mieux
à ceux qui les suivent dans ce sentier de l'avenir.

Écrit par : chambord | 16/08/2011

Comment ne pas vous approuver: la générosité contre la rapacité, la solidarité face à l'égocentrisme!
Mais attention aux caricatures. Les banques sont indispensables et je connais un ex-directeur de banque dont la retraite ne vaut pas celle du prof que j'étais. Il ne faut pas mélanger quelques "golden boys" et la masse des financiers.
Quant à la solidarité, elle aussi a ses excès dont savent profiter des escrocs.
En France, Dieu merci, nous avons à peu près préservé un équilibre.Essayons de le garder!

Écrit par : Aurisset | 16/08/2011

je suis d'accord avec ce que vous écrivez et dernièrement cela m'a inspiré un poème que j'ai posté sur les sites de poésie de l'internet, car ce n'est pas un petit pansement qu'il faut mettre sur la blessure de l'économie mondiale mais une opération chirurgicale à coeur ouvert, car oui le coeur de la finance il faut le remplacer. et que l'on ne se trompe pas il faut que le peuple du monde entier refuse que leur retraite soit gérer par les fonds de pension, les fonds d'investissement . seul la solidarité pourra sauvé l'humanité

Sur la tombe de la concussion

Sonnez ! Tous les millions, tous les milliards
Sortez, débordez de vos banquières niches
De ces résidences de riches loin des regards
Où vivent ces repus qui blasés s’en fichent

Regardez-les ! Se plaindre de la grande misère
Ils s’arrangent pour qu’elles ne les dérangent
Ils bouffent l’insensé frivole sans manière
Et se repaissent des esclaves sueurs étranges

Ils pleurent tous, la perte de pauvres petits sous
On les leur pique médiocrité du profit insipide
De ceux, esclaves modernes, toujours intrépides
Qui leurs crachent au visage, vils insoumis trop saouls

Au sommet haut, d’une poussée rédemptrice
Ils donnent un menu fretin pour la bonne œuvre
Que l’on appelle humanitaire, belle séductrice
Pour devenir ces braves sauveurs, tout un leurre

Dans leur grand temple où se cotent leur bourse
Ils jouent notre avenir comme au poker menteur
Et leur soif de bonis est une douloureuse course
Du triste demain de nos retraites, de notre labeur
Notre vie ils n’en ont que faire ; ô fautifs écumeurs

Moi le mécréant je voudrai votre placide avis
À quoi vous sert vos fortunes d’or; Subtilisées
Au courage de ces pauvres humains assouvis
Que votre vie ne saura en son temps dilapider

Où se trouve votre bonheur, indescriptible du tout
De vos espérances saturées où ne se bruite le désir
Je vous montre du doigt, fortuné fric de la boue
Où l’amour de la chair reste l’emblème du pire

Regardez la misère, quelle vous colle à la peau
Sentez-vous sale de la crasse des sages damnés
Ne jouez plus au surplus du marché de l’oripeau
Mais recrachez ces millions, ces milliards stockés

Ne priez pas, ne pleurez pas, rien ne vous sauvera
Vous serez dans la crainte comme tous vos soumis
Rejeter au néant, néant du néant où rien ne survivra
Et votre fortune s’incinérera à la poussière des punis.

Alors ne jouez plus avec cette bourse de la spéculation
Revenez prendre la charrue, celle qui aime la nature
Et qui offre au labeur le pain quotidien de la moisson sure
Notre vie ne doit pleurer honte sur la tombe de la concussion
C₣

Écrit par : Creteau François | 16/08/2011

C'est pour quand la bonne réforme des finances?

Écrit par : THOMAS Bernard | 16/08/2011

Tout à fait d'accord. Les français ont gardé le bon sens paysan ( que je sens profondément en moi ) qui veut que l'attachement à la Terre leur a ouvert des horizons vers la solidarité, cela a fonctionné à fond lors de toutes les crises graves: les 2 guerres mondiales, le crash boursier du 20 ème siècle, les différentes épidémies à travers le temps. Qui était sur le front de l'action? toujours le bon paysan qui s'impliquait pour aider son prochain ( j'ai connu la période où tout le monde aidait tout le monde sans distinction ).Et disons ce qu'il en est: les immigrés du " bout du monde" sont pour la plupart des européens qui fuyaient des conditions de vie désastreuses. Leurs descendants ont oublié - pour beaucoup - leurs origines et ont adopté une attitude de rejet sinon d'incompréhension pour " la vieille Europe" car de nouvelles habitudes en rapport avec leur environnement plutôt dur les en a petit à petit éloigné ; mais le fait est là: ces migrants sont la résultante de toute une lignée qui reste vivace car s'ils retournent dans leur pays d'origine, il retrouverons les descendants des branches familiales restés "au pays" car ils n'ont pu partir; donc il est aisé de voir qu'ils sont "pareils", mais de nouvelles conditions de vie les ont éloignés de leurs origines. A cela s'ajoutent de nouvelles conditions de vie difficiles dans les grandes villes qui ont petit à petit " tué " cette bonne intelligence campagnarde qui ne demande qu'à s'exprimer .
Quant aux dirigeants, ils ont oublié leurs origines et c'est pourquoi on se retrouve avec des leaders qui prennent la grosse tête et accumulent bourde après bourde que s'en est devenu scandaleux et à la limite " ridicule" tant c'est flagrant de suffisance et de vanité. J'espère que la jeune génération saura secouer tout ce fatras de paradoxes.

Écrit par : BRAIK | 16/08/2011

Nous avons un fils qui s'est installé aux US depuis 1998. Il a acheté une maison, les loyers étant très élevés. Ses parents paysans lui ont inculqué des valeurs auxquelles vous faites allusion, le bon sens. Lorsqu'il a acheté sa maison on lui a proposé les fameuses subprimes. Il n a pas eu confiance, avec raison, dans les conversations que nous avions il nous disait en 2005 : mais comment cela va-t-il finir. Il prévoyait a ce moment là les catastrophes qui ont suivi. Bush a incité les banques a ce genre de procédé pour relancer l'économie, on a vu ce qu il advint. Heureusement pour l'instant il n y a pas eu de conséquences pour son travail, mais de plus en plus de gens font la manche. Ils reçoivent maintenant des leçons des chinois.

Écrit par : Guionnet | 16/08/2011

En réponse à Simone, qui nous parle d'assistanat (vaste sujet....dit-elle), mais qui donc se bat et s'accroche à son travail ? On a vu Continental, actuellement Unilever : ils ont fait les 3 huit tout l'été pour protéger leurs outils de travail. Ces entreprises qui font des bénéfices et qui délocalisent pour en faire un peu plus. Alors, avant de parler de solidarité qui assiste, regardons et réfléchissons un peu. Votre fiche de paye des années 60, mais c'était l'époque des '30 glorieuses'.... J'ai été chomeuse aussi, et je m'énerve un peu ( avec le sourire, bien sur) quand je lis ou j'entends un ministre venir nous parler d'assistanat.
Ne pas se laisser envahir les neurones par certaines expressions toutes faites : c'est aussi ça la solidarité ! ! !

Écrit par : arlette | 16/08/2011

j'ai un age suffisamment avancé pour vous faire par de vécu :
De la création soudaine de 200 postes de députés supplémentaires !
De la creation de sous couches qui pèsent sur nos impots :_
_ le conseil régional
_le conseil général
_ l'intercommunalité
_ l'Europe
et j'en passe
_D'une augmentation considérable des députés alors que l'on refusait 1,5 % aux fonctionnaires
_Récemment d'une prime considérable aux sénateurs
Et j'en oublie §
La solidarité c'est un mot pour plumer le bon peuple
ça fait 40 ans que l'on aide l'Afrique , pour quels résultats ?
Avez vous vu les immeubles des " humanitaires" à Paris , vous êtes vous demandé quels sont les salaires de ces braves gens ? (business is business !)
C'est peut-être necessaire d'acheter la paix sociale , A quel prix ?
dégraisse ton le bon mamouth ?
1200 personnes à L'AFPASS !
Est ce dans la police ou à l'éducation que se cachent les fainéants ?
Je suis d'accord pour qu'on serre les budgets de l'état mais ne se trompe t-on pas de cible ?
Puisqu'on veut assénir l'économie n'agissons pas sur le visible , prenons la peine de chercher où sont les abus , c'est + dur , ils sont bien cachés !

Écrit par : mickey | 16/08/2011

pssssssstttttttt Arlette,

"les 30 glorieuses" comme vous dites.........
mon père était puisatier, père de 7 enfants, dont une infirme, pour laquelle il ne percevait rien, maman mère au foyer s'en occupait avec ses autres enfants,
deux de ses fils sont allés en Algérie, marqués, car dcd à 36 et 40 ans
ils étaient mariés et pères de famille -
mon père a vendu tous ses biens en 1962, ruiné par la maladie, ce n'est que début 2001 que l'assurance artisan s'est trouvée alignée aux autres, les remboursements étaient pratiquement inférieurs de moitié et les mutuelles n'étaient pas d'actualité -

il est dcd à 64 ans, usé, avant même de toucher une retraite fixée à 65 ans
mes frères et soeurs aînés mariés, nous avons vécu -les derniers- avec ma mère que nous avons aidée, dans un local destiné aux chiffonniers de l'Abbé Pierre, sans aucun confort, heureux de ne pas être à la rue.......... et on travaillait ..........

sans faire pleurer dans les chaumières, mes neurones ont toujours été très réalistes...............

Écrit par : simone | 16/08/2011

Que certains hauts placés de l'Etat, voire même nos élus qui sont sensés représentés le peuple donnent l'exemple et n'aient pas toujours l'indécence en période de crise de demander aux autres de se serrer la ceinture alors qu'eux-mêmes ne le font pas!
Sans en arriver peut-être à la période de vache maigre des pays du nord de l'europe, il ne serait pas abbérant qu'un ministre n'ait plus plusieurs chauffeurs, que des politiques qui ne soient plus en fonction n'aient plus des régimes de faver et des protections rapprochées, qu'enfin des élus soient réellment payés pour ce qu'ils font (et non pour l'absentéïsme ou le "roupillon" à l'assemblée , que le défraiement soit aussi fait sur justificatifs quand on prône la LOLF (loi organique à la loi de finances) par exemple pour l'administration avec des moyens alloués en fonction des résultats! Qu'en ai-t'il pour les collectivités territoriales, les administrations centrales?
De même que ce soit au niveau européen ou national, rien de scandaleux à chercher à lutter contre la fraude à quel niveau que ce soit et prendre des mesures coercitives envers les fraudeurs (que ce soit à la base , au niveau intermédiaire (ex du travail au noir) ou du haut de l'Etat avec passe-droits et magouilles ) car c'est les deniers de l'Etat et chaque contribuable qui paye!!
Transparence accrue , mais aussi responsabilité accrue. Qaund on épouse une carrière politique on doit aussi l'assumer et être responsable de ces décisions et non toujours se défausser sur les mêmes . Assez du responsable mais non coupable!C'est dans cete voie seule que l'opinion publique pourra être réconciliée avec la classe politique qu'elle soit de droite ou de gauche, mais encore faudrait-il que les électeurs aient le courage de ne pas toujours voter pour les mêmes et faire confiance à des nouveaux candidats qui ont enfin la fibre de l'intérêt général avant celle de la bonne soupe à tout prix et à tous les prix!!

Écrit par : alf | 18/08/2011

Je suis d'accord avec votre article et les commentaires qui s'en suivent. Mais une fois exprimé tout cela, que peut-on faire ? cela ne suffit pas de dire, hélas pour faire changer les choses .
Qui a les bonnes idées ? comment les faire appliquer ?
Il y a des éléctions bien sûr, et pas mal de pays influents sont en démocratie, heureuse-ment . Cela ne semble pas être vraiment efficace..........
Je ne voudrais pas être pessimiste, mais faut il des catastrophes boursières qui laissent les gens sur le carreau, pour provoquer les changements nécessaires ?

Quelles réponses ?

Marie, Strasbourg

Écrit par : Marie | 18/08/2011

votre texte est délirant et les commentaires aussi...les subprimes : mais les gens qui ont accepté devaient savoir que l'on ne peut acheter une maison sans argent...les "fonds de pension" mais les retraités en ont besoin dans d'autres systèmes...et nous les vieux qui croupirons bientôt dans des maisons de retraite ou autre avec APA ...ne pesons nous pas un énorme poids sur la fiche de paye mais que penser aussi de ceux qui refusent un travail sous prétexte qu'il n'est pas de leur "niveau" ou de tous ces nuls bardés de diplômes mais qui ont choisi "une matière" dont ils savent très bien qu'elle ne mène à rien... sans parler de ces fonctionnaires qui cumulent les RTT et congés pour aller dépenser l'argent à l'étranger (avec 2 mois de vacances on en fait des voyages)....la FRANCE, les pays européens qui ont cru que l'on pouvait multiplier les aides sociales à l'infini tout en travaillant au "noir" n'ont-ils pas que ce qu'ils méritent : 7 milliards d'humains et des indiens et des chinois aux dents longues et prêts eux à tout ! Il faudrait peut-être se réveiller !

Écrit par : amelie | 18/08/2011

Juste un petit mot; Bravo" pour vos chroniques si pertinentes..j'ai tout relu, et d'accord avec vous pour beaucoup de problèmes de notre époque.

Le veau d'or est toujours debout....cante-t-on dans un opéra célèbre...C'est toujours d'actualité...

Mais qui a les moyens de lutter contre les tours d'ivoire que sont les financiers?

A quand la retraite anticipée des traders de tous poils? avec leurs conseils empoisonnés, et beaucoup s'y laissent prendre. Actions en Bourse...un désastre pour certains, ignorants de la complexité des marchés.

Rien ne vaut le modeste livret A....ou le bas de laine de nos ancêtres!! (ils sont rares!)

Amicalement
hélène

Écrit par : hélène | 23/08/2011

Après avoir fait d'énormes cadeaux fiscaux aux plus riches avec le bouclier fiscal, ce qui nous a coûté, selon ce que j'ai entendu 5 milliards d'euros par an depuis 3 ans, voilà qu'aujourd'hui, la France étant en quasi faillite, c'est encore sur la classe moyenne que va peser ce plan - cela me fait rire lorsque j'entends que les riches paieront une taxe de 3 % ...... sur des revenus dépassant 500 000 € par part et par an ! une fois encore les Français moyens qui tout au long d'une carrière professionnelle ont économisé pour se créer un petit patrimoine pour leur retraite se retrouvent aujourd'hui taxés sur les plus-values immobilières - y en a marre - que les politiciens mettent eux aussi la main à la poche. De toutes façons, qu'ils commencent par réduire leurs gros salaires - 588 députés à l'assemblée nationale - combien à l'assemblée européenne - tous cela coûte mais on n'en parle pas - et les journalistes de chaines télévisées publiques, tous ont des salaires excessifs - j'en ai ras le bol de voir que notre pouvoir d'achat diminue, qu'on a de plus en plus d'impôts et de taxes à payer.

Écrit par : fournier | 25/08/2011

finalement, avant la Bourse, les entreprises réinvestissaient dans leur outil de travail et rémunéraient les salariés.
Depuis, cela va de mal en pis puisqu'on ne vise plus qu'à rémunérer en priorité des actionnaires laissant l'entreprise se dégrader, être délocaliser, etc...En cas de problème financier, on fait appel à l'Etat c'est à dire à nous et non plus à ceux qui se sont enrichis jusque là.
Alors... pourquoi ne pas supprimer la Bourse?

Écrit par : chantal | 25/08/2011

Merci, J’ai pris plaisir à lire cet article, je m’offre la liberté de faire un lien sur ma page car cela faisait longtemps que je voulais un billet sur ce problème.

Écrit par : complémentaire santé | 14/02/2012

J’ai pris plaisir à lire ce post, je me permets de faire un lien sur ma page car cela faisait bien que je cherchais un article sur ce thème.

Écrit par : mutuelle optique | 14/02/2012

Les banques menacées de faillite ont été sauvées à coup de milliards, sans aucune contrepartie. Revoir leurs rémunérations exorbibantes par exemple.
Imposer des règles.
Par contre, l'Europe veut sauver la Grèce en lui demandant d'importantes restrictions. Les restrictions : on aurait dû commencer par les demander d'abord aux financiers, il me semble.
Mais voilà, les hommes qui nous gouvernent sont les amis des financiers, ils ont fréquenté les mêmes écoles, ont subi les mêmes bizutages (ce qui parait-il est très important). Comme qui dirait : "cul et chemise"
Ça va être dur de changer tout ça. Le peuple grec se révolte. Les multimilliardaires qui vivent en Grèce dans de superbes villas avec superbes piscines, sans payer d’impôt, devraient s'inquiéter... Et après la Grèce, l'Espagne, puis le Portugal, et puis, qui encore... La France ? non, Sarkozy va agiter l'épouvantail de la crise, comme il a agité l'épouvantail de l'insécurité en 2007, et les Français vont voter Sarkozy le Sauveur !
Et il va pouvoir finir ce qu'il a commencé : désintégrer la Sécurité Sociale, la Justice à la botte du pouvoir (supprimer les juges d'instruction), les chaines TV publiques (nommer ses potes à lui) et peut-être même les donner au secteur privé, faire "l'évaluation" des bambins de 5 ans....et ....j'en oublie.

Écrit par : arlette | 14/02/2012

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